Ode à la neige

Ô cendres fragiles de l’hiver,
Vous qui dansez délicatement
Recouvrez la terre,
D’un immense manteau blanc.

Quel est votre pouvoir
Qui réchauffe son cœur ?
Dans le silence noir
Où il se meurt.

Ô cendres fugitives de l’hiver,
Dansez, valsez et ne cessez jamais.

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Souffrance – Poème

Perdu dans les profondeurs de ta tristesse
La plus sombre,
Tu contemples ton âme.

Bercé par le rythme de tes pensées,
Tu laisses couler les larmes.
Larmes de joie et de chagrin.

Tu aperçois alors la Mort qui approche,
Sa cape qui danse dans le vent.

Tu la laisses venir,
Plus près encore.

“Viens à moi”, tu chuchotes.
“Enveloppe moi”, tu implores.

Mais l’Ange te dépasse,

Et tu restes seul.

 

 

Adapté du poème Anonymous Inspiration

The Anonymous Inspiration

And again it happened
Drowned in the depths of my sorrows,
The darkest,
I contemplated my soul.

Lulled by the music of my thoughts
I let them fall, tears
Tears of sadness, tears of bliss.

And Death noticed them and came,
Her cloak dancing with the wind
And there was nothing else I could do
But wait.

Wait for the Angel,
The Angel of Death.

Purification

I.

C’est un secret dont je me lasse,
Une vérité cachée, hélas!
Qui se renforce et creuse la terre
Et soudain prend un goût amer.

C’est un secret dont je me lasse,
Un mensonge proliféré, hélas!
Il se renforce et sors de terre
Et s’élance dans les airs.

C’est un secret au goût amer,
Une honte cachée en mer
Qui me condamne à l’enfer
De quelque amour imaginaire.

II.

Il me faut taire
Ces amours imaginaires,
Ces amours interdites,
Cette vérité fortuite.

Il me faut taire
Ces pensées éphémères
Lors de ma poursuite
De rêveries interdites.

III.

Il me faut taire,
Il me faut taire!
Laissez-moi faire,
Il me faut plaire!

IV.

Voici le secret indéfini.
Celui qui me punit,
Et lentement me condamne
À la mort de l’âme.